Malgré une forte consommation de médicaments, principalement symptomatiques, les patients allergiques expriment un important besoin médical non satisfait.

Allergies respiratoiresunmetRespir

On estime à 22 millions le nombre d’adultes souffrant de rhinite allergique diagnostiquée médicalement sur les quatre principaux marchés européens de l’immunothérapie (Allemagne, France, Italie, Espagne), et 25 millions aux Etats-Unis1. Or, seuls 4,3 millions de patients sont actuellement traités par immunothérapie allergénique (présentation aux investisseurs d’Alk-Abelló).

Chez seulement 55% des patients souffrant de rhinite allergique, la maladie a été diagnostiquée par un médecin2. Il serait possible d’augmenter cette proportion au moyen de campagnes d’information visant les praticiens et d’un meilleur suivi des recommandations publiées par des groupes d’experts internationaux, telles que GINA ou ARIA (Allergic Rhinitis and its Impact on Asthma3).

Bien que les symptômes puissent s’améliorer sensiblement chez les patients qui suivent correctement leur traitement, le besoin médical non satisfait reste très important. Même si les thérapies actuelles ont fait leurs preuves pour soulager et maîtriser les symptômes, il existe une forte demande de produits à même de réduire l’inflammation et d’empêcher une altération irréversible des voies respiratoires, tout en encourageant une bonne observance du traitement par les patients.

Allergies alimentaires

Il n’existe aujourd’hui aucun traitement curatif des allergies alimentaires. La meilleure méthode pour empêcher ces réactions consiste à éviter très soigneusement tout aliment contenant les allergènes. Les enfants présentant une allergie alimentaire sont de deux à quatre fois plus susceptibles que les autres de développer d’autres pathologies liées telles que l’asthme ou d’autres allergies. De ce fait, la mise au point d’un traitement immunothérapeutique des allergies alimentaires pourrait empêcher l’escalade de celles-ci vers l’asthme et le traitement symptomatique par corticostéroïdes à vie.

On peut évaluer l’impact pharmaco-économique des allergies alimentaires en comparant la qualité de vie liée à la santé (QVLS) des patients souffrant de telles allergies à celle de l’ensemble de la population, ou des patients affectés par d’autres maladies. Les patients présentant des allergies alimentaires faisaient ainsi état d’une QVLS inférieure à celle des personnes affectées de maladies chroniques telles qu’un diabète sucré, mais supérieure à celle des personnes souffrant de polyarthrite rhumatoïde ou du syndrome de l’intestin irritable.

Références

(1) Bauchau & Durham 2004, Nathan et al 2008

(2) (V. Bauchau and S.R. Durham Eur. Respir. J. 2004 24 758-764)

(3) http://www.whiar.org/